Livre cité et résumé par Daniel BERNARD
Influencée par le mouvement romantique et l’apport de l’Académie Celtique, George Sand porte un intérêt tout particulier pour ce qui deviendra plus tard l’ethnographie. Passant son enfance parmi les villageois et campagnards de Nohant, observatrice fine et minutieuse de leurs mœurs, traditions et coutumes, sensible à la littérature orale venue du fonds des âges, elle jette un regard d’ethnographe sur la paysannerie et le monde rural qui l’entourent.
Tout au long de sa vie, elle ne cesse de noter, de collationner, d’observer et de transcrire une foule de détails comme le feront plus tard les folkloristes. La lecture de sa volumineuse correspondance, de ses articles et romans dont l’action se situe au coeur de
Comme pour lutter contre l’œuvre du temps, George Sand amasse et recueille. Consciente de la disparition des rites ancestraux et du parler local, concernée par le devenir du savoir oral ou du corpus légendaire, elle sauve de l’oubli définitif des pans entiers de ce patrimoine populaire. Rien ne lui échappe. Dans un glossaire, elle note les tournures et les mots typiques de sa Vallée-Noire. Elle observe les costumes ruraux et les usages vestimentaires et consigne de multiples notations sur la bourrée et les instruments rustiques. Elle relève des coutumes particulières, des légendes et des chansons, et, sur ses conseils, Chopin et Pauline Viardot essaient de transcrire les mélodies et les airs du terroir.
Celle qui révéla au grand public la province du Berry, fut véritablement l’une des pionnières de l’ethnographie française.
Livre édité à compte d'auteur. 12€ port compris.
Mots-clés : le travail de George Sand