Appréciation de Kepherton
Isidore est la belle jeune esclave du Sicilien, Dom Pèdre. Celui-ci en tombe amoureux et l'affranchissant, veut en faire sa femme. Mais pour elle, il ne s'agit que d'une nouvelle prison, un peu plus luxueuse peut-être et c'est à contrecoeur qu'elle pourrait s'y résoudre. Mais Adraste, un gentilhomme, tombe amoureux d'elle et conquière son cœur. Avec l'aide de son valet, il tente d'approcher la belle mais Dom Pèdre s'y oppose. Tentant de faire jouer une sérénade à sa dulcinée en pleine nuit, il se heurte au seigneur jaloux. Mais il ne renonce pas et prenant la place du peintre chargé de faire le portrait d'Isidore, il entre dans la demeure seigneuriale et réussit à parler à la belle, à l'insu de son prétendant possessif. Par une entourloupe, le valet et le maître dupent le seigneur et emportent la belle loin de l'habitat. Pas facile, pour le sicilien, d'obtenir justice. Et finalement, il semble qu'il faille se résigner. Une comédie en un acte, sympathique.
La pièce ressemble à l'amour médecin. Adraste, pour séduire celle qu'il aime, se fait peintre. Mais Isidore est aimée de Dom Pèdre qui veut la retenir tout à lui. Adraste propose de peindre Isidore et au cours de cette activité, décide, avec la complicité de Climène, d'enlever Isidore. Parce que les personnages sont de nationalité diverses et que la pièce paraît peu avant la guerre de la Dévolution, c'est une pièce nationaliste.
Mots-clés : Théâtre du XVIIè siècle, Quiproquos et personnages imaginaires, Une histoire d'amour en danger, MOLIERE, citéthéâtre, résuméthéâtre