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Bibliovora

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Biographie de Victor HUGO

Publié par Kepherton sur 2 Février 2007, 17:07pm

Catégories : #biographies

Biographie disponible sur le site Anthologie.free.fr et reproduite avec l'aimable autorisation de son webmestre

[1802] - [1885]

 

«Sans la justesse de l'expression, pas de poésie.»

Victor Hugo, Petit Traité de poésie française.

 

Né à Besançon en 1802, d'une mère nantaise et d'un père lorrain, commandant qui sera général sous l'Empire, Victor Hugo connaît avec ses deux frères une enfance difficile et une adolescence mouvementé, sans cesse ballotté de ville en ville au gré des affectations de son père, selon les hasards de la vie de garnison, et les vivicitudes liées à la mésentente des parents.

En 1809, l'installation de la famille à Paris, dans l'ancien couvent des Feuillantines, lui assure une certaine stabilité, troublée seulement pendant un court et tumultueux voyage en Espagne (1811-1812), qui aboutit à la séparation de ses parents.

Élevé par sa mère, en compagnie de ses deux frères Abel et Eugène, le jeune Hugo fait des études sérieuses (mathématiques spéciales, droit). Alors qu'il est élève au lycée Louis-le-Grand, sa vocation se dessine rapidement. Dès 1816, il affirme: «Je veux être Chateaubriand ou rien».

En 1819, il s'éprend d'Adèle Foucher, qui deviendra sa femme en 1822, malgré l'opposition de ses parents et la jalousie de son frère Eugène, qui sombrera peu à peu dans la folie.

Participant à des concours poétiques, il se fait connaître et commence à fréquenter les milieux littéraires (François René de Chateaubriand, Alfred de Vigny).

En 1822, ses Odes, lui valent l'octroi d'une pension royale ce qui lui permet d'envisager de se consacrer entièrement à son oeuvre.

En 1827, il devient peu à peu animateur d'un cercle de jeunes écrivains (Sainte-Beuve, Alexandre Dumas, Théophile Gautier, Alfred de Musset, Gérard de Nerval, Charles Nodier et d'autres écrivains de la génération romantique qui font partie de son entourage) avec qui il fonde le «Cénacle» et au sein duquel il s'affirmera romantique et libéral. Leur idéal de liberté les conduit à s'affranchir de la doctrine classique, aussi bien au théâtre qu'en poésie. La même année, il publie Cromwell, drame en vers dont la préface définit le drame romantique et confère à son auteur l'autorité d'un chef de file incontesté au sein du «Cénacle» romantique.

Les Odes et Ballades (1828), «Les Orientales» (1829), tout en se faisant l'écho d'un double intérêt, pour l'exotisme oriental et pour la Grèce, témoignent bien de ce choix nouveau d'inspiration et de forme ainsi que de la qualité de son sens poétique et de sa virtuosité rythmique.

Un an plus tard, le 25 février 1830, la bataille d'Hernani oppose les «Jeunes France» , dont Gérard de Nerval et Théophile Gautier, aux «perruques» partisans de la doctrine classique et adversaires du drame romantique à l'occasion de la première représentation de la pièce Hernani. Victor Hugo est alors attaqué puisque chef de file et vilipendé par les tenants de l'académisme, tandis que l'audace de cette pièce d'Hernani et bien d'autres de ses oeuvres théâtrales lui vaudront de fréquents démêlés avec la censure. Victor Hugo accède ainsi à la gloire.

Le romantisme hugolien s'exprime aussi dans le domaine romanesque avec la publication de Notre-Dame de Paris en 1831. La même année, il publie le recueil lyrique des «Feuilles d'Automne» où commence à se dessiner une esthétique poétique des sons et du rythme destinés à susciter de grandes émotions.

Désormais célèbre, Hugo voit sa vie affective et familiale perturbée, en 1833, par la rencontre avec la comédienne Juliette Drouet, une liaison qui, de disputes en réconciliations, durera jusqu'à la mort de celle-ci, en 1883. Chaque été, il voyagera avec elle, notamment en Bretagne, en Normandie, dans le Nord et en Allemagne.

En 1838, sa pièce Ruy Blas est perçue comme le chef-d'œuvre du théâtre romantique.

Rien ne vient ternir sa gloire jusqu'à ce que ces succès soient assombris par des soucis, voire des drames familiaux: liaison (platonique?) de Sainte-Beuve avec son épouse, le scandale de la révélation de sa liaison adultère avec Mme Léonie Biard, qui est emprisonnée et surtout la tragique noyade de sa fille Léopoldine et de son gendre au cours d'une promenade en barque, à Villequier (1843) dont il apprend l'évènement par hasard dans un café au cours d'un voyage. La date du 4 septembre marque alors le début d'une période de douleur et d'interrogations dont témoignent «Les Contemplations», oeuvre poétique publiée en 1856.

Pour se détourner de son désespoir, il entre dans l'action politique, continuant d'écrire, mais s'en rien publier. Sous la Monarchie de Juillet, Victor Hugo recherche une consécration officielle, en particulier par l'accès à l'Académie française (qu'il n'obtiendra qu'en 1841, après cinq candidatures infructueuses), et la nomination à la Chambre des Pairs (1845).

En 1848, avec la Seconde République, sa carrière politique prend un nouveau tournant : il est élu député à l'Assemblé constituante. D'abord, favorable au prince-président Louis Napoléon Bonaparte, il passe bientôt dans l'opposition et se détourne de lui. Il se rapproche donc de la gauche républicaine, prenant position contre la peine de mort et l'injustice sociale. Lors de cette période historiquement troublée, Hugo se définira comme un «homme de gauche», partisan de la liberté et luttant contre les injustices. Son roman consacré aux humbles, Les Misérables, est déjà en chantier lorsque se produit la Révolution de 1848.

Menacé d'arrestation lors du coup d'État du 2 décembre 1851, il s'enfuit, après avoir tenté d'inciter le peuple à la résistance aux cotés des Républicains. Contraint à l'exil, sa tête mise à prix, il se réfugie à Bruxelles, puis à Jersey, et enfin à Guernesey.

Cet exil, qui durera près de 20 ans, fait de lui une véritable légende vivante, une créature mythique.

Commence alors pour lui une nouvelle carrière et une nouvelle vie. Il termine Les Misérables, et compose une œuvre violemment satirique, réquisitoire contre Napoléon III, Les Châtiments (1853).

En 1856, dans Les Contemplations, il évoque avec tendresse le souvenir de Léopoldine disparue. C'est le temps des œuvres graves et de l'épopée humaine, qu'il illustre dans le recueil poétique intitulé «La Légende des siècles» (1859-1883). Il est alors un écrivain engagé, le «phare» de toute l'opposition. Poète, il se donne pour mis-sion de guider le peuple vers la lumière de la liberté. Il acquiert alors cette auréole du «proscrit» intransigeant, refusant de rentrer en France même après l'amnistie décrétée par Napoléon III en 1859. Il attendra la chute de l'Empire, en 1870, pour rentrer en France.

Triomphalement accueilli à Paris, le 5 septembre 1870, il consacre ses dernières années à la défense des communards et à la mise en ordre, pour la postérité, de tous ses manuscrits. Il passe le temps de la Commune (printemps 1871) entre la Belgique et le Luxembourg, puis est élu sénateur en 1876. Il est devenu l'idole de la gauche républicaine et l'écrivain populaire par excellence.

Sa mort le 22 mai 1885 sera l'occasion d'une manifestation grandiose et populaire qui rendra un immense hommage à l'homme qui a peut-être le plus marqué son siècle et dont l'image et l'oeuvre ont déjà pris, à cette époque, une dimension mythique: ses funérailles nationales ressemblent à une apothéose; il sera inhumer au Panthéon.

 

BIBLIOGRAPHIE

Bug Jargal

La fin de Satan

L'âne

Le dernier jour d'un condamné suivi de Claude Gueux

Les misérables

Les rayons et les ombres

Les travailleurs de la mer

Littérature et philosophie mêlées

Notre Dame de Paris

Quatre-vingt-treize

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